Mis à jour le 25 octobre 2025

Yayoi Banki Jidai – 弥生後期時代, « Yayoi Final » – Article 33
Bienvenue amis lecteurs, dans un voyage fascinant au cœur de la mythologie et des légendes japonaises.
Plongeons ensemble dans ce trente-troisième article, où nous allons parler du Yayoi Banki Jidai – 弥生後期時代, « Yayoi Final », 4ème ère Majeure de la 2nd ère Traditionnelle du Nengō – 年号, « ères traditionnelles », Yayoi Jidai – 弥生時代. Pour une meilleure lecture du présent article, je vous invite à consulter les articles en lien avec l’article 29 – Yayoi Jidai – 弥生時代, « Propagation de la vie », présentant l’arrivée de l’utilisation généralisée de l’agriculture sur l’archipel Nippon, permettant l’augmentation de la démographie sur ce territoire.
Nous allons maintenant étudier l’histoire durant la période qui suit le Yayoi Chūki Jidai – 弥生中期時代, « Yayoi Moyen », période durant laquelle la sidérurgie permet l’utilisation de Dōtaku – 銅鐸, « Cloche de bronze », donnant un nouvel élan religieux, et dont cette période marque également l’adoption du pouvoir pyramidal amenant également une hiérarchisation des classes sociales dans l’archipel.

Petit rappel avant de débuter, l’ère Yayoi se place durant l’Holocène (De -11 700 avant J.C à nos jours), durant le Méghalayen (De -4 250 avant J.C à nos jours), et fait suite à la Préhistoire.
Le Yayoi Banki Jidai – 弥生後期時代, « Yayoi Final », suit le Yayoi Chūki Jidai – 弥生中期時代, « Yayoi Moyen », se passant de 50 à 200 après J.C, pour une durée de 150 ans.
Le début de cette ère traditionnelle marque la venue d’une population coréenne fuyant les tensions de leur pays, trouvant refuge dans l’archipel Nipponne, espérant démarrer une nouvelle vie.
Ainsi cette nouvelle population apportera de nouvelles connaissances à la population Jōmon, renforçant l’agriculture du riz, blé, orge ou millet ou encore l’élevage de porc, mais permettra surtout de mieux maîtriser l’utilisation des rizières inondées.
L’apport de technologie favorisera la migration des Kiba Minzoku, permettant un mélange avec les Jōmon amenant à l’arrivée progressive d’une nouvelle population appelée Yayoi, menant vers la civilisation nipponne.

Durant le Yayoi Chūki, malgré l’utilisation des Dōtaku – 銅鐸, « Cloche de bronze », qui permirent un nouvel essor religieux, la hiérarchisation vient changer le mode de vie et de pensé de la population Yayoi.
Cette période montre la fin progressive des anciennes pratiques que l’on pouvait encore trouver venant de l’ère Jōmon – 縄文時代, « l’ère de la décoration cordée », menant à l’abandon des vielles coutume et donc des objets liés ainsi que par corollaire à l’exode des anciens villages.
Ainsi officiellement durant le Yayoi Banki, la pierre fait place au fer, faisant évoluer les outils et armes et assurant une meilleure production et distribution des ressources via notamment les chemins officiels reliant les nouveaux villages.
Les anciennes autorités, liées aux périodes précédentes, se voient alors changer et reléguer à un autre plan, cela au profit d’un pouvoir pyramidal dont le chef en est le garant et maître incontesté.
Ce nouveau pouvoir désormais tourné vers un système de caste ou groupe social, chacun définit par des traits ou conditions d’appartenance propre, mais qui permet de mieux encadrer un corps de métier, spécificité d’un lieu ou population. Cette catégorisation servant à se démarquer des autres villages et donc d’asseoir d’autant plus le pouvoir du chef et de monter en prestige et contrôle sur les autres.
Il s’agit là des prémices d’une course vers le pouvoir qui ne finirait jamais et dont l’ancienne mentalité de la population tendait vers l’égalitarisme, tournées vers la nature et portant un culte aux anciens, évolué vers une mentalité axée sur le profit ou la conquête du pouvoir et portant le culte de la modernité.
Les signes de richesse sont affichés sur les tombeaux par le biais des Jarres globulaires Yayoi appelés Tsubo – 壺, « pot aux lèvres ouvertes, aux épaules renflées et à base étroite », et déposées sur des piédestaux des tombes des chefs, nommés Kofun – 古墳, « Tertre funéraire ».
Les études sur les plaines d’Itoshima – 糸島, dans la préfecture de Fukuoka – 福岡市, ou dans les plaines de Saga – 佐賀市, dans la préfecture de Saga – 佐賀県, permirent d’analyser des motifs curvilinéaires incisés et motifs évidés des Tsubo, mais également d’avoir des traces de riz à l’intérieure de ces dernières.
Ainsi ce qui permit à cette ère de briller, fut la caractéristique agraire et la capacité d’intégrer de nouvelles technologies, de tendre vers la modernité, de voir son peuple se mélanger avec des migrants apportant une nouvelle vision du monde et de changer de mentalité vers une soif de progrès et de conquête.
Malgré toutes les richesses qu’un chef pouvait accumuler durant sa vie, il est important de souligner que son plus beau trésor pouvait n’être représenté que par de noble grain de riz, symbole de l’épanouissement de la vie dans l’archipel.

Durant cette ère on peut recenser le règne du 11ème au 14ème Tennō, Suinin Tennō – 垂仁天皇, (De -28 à 71 après J.C), Keikō Tennō – 景行天皇, (De 71 à 131 après J.C), Seimu Tennō – 成務天皇, (De 131 à 192 après J.C) et Chūai Tennō – 仲哀天皇, (De 192 à 209 après J.C).
Pour rappel, le terme Tennō ne vint que bien plus tard vers 661, durant cette période le titre usité fut Amenoshita Shiroshimesu Ōkimi- 治天下大王, « Grand roi dirigeant le territoire sous le ciel », ou Yamato Ōkimi – 大和大王, « Grand roi du Yamato ». Yamato étant l’ancien nom du Japon apparaissant durant l’ère éponyme Yamato Jidai – 大和時代, (de 250 à 710).
On peut également trouver une autre appellation dans les textes chinois, nommant le Japon par Wa no Kuni – 倭国 ou 和の国, donnant ainsi à l’empereur le titre de Dai Wa Ō – 大倭王, « Grand roi de Wa ».

Ainsi se termine le trentième troisième article qui apporte plus d’information sur l’ère Yayoi Banki Jidai – 弥生後期時代, « Yayoi Final », et qui apporte plus d’information sur l’apparition de l’émancipation de la culture Yayoi vis-à-vis de la culture Jōmon, permettant à la modernité de prendre le pas sur les anciennes coutumes, trouvant ainsi sa propre identité. La technologie fait un bon en avant et de nouveaux villages gérés par des chefs voient ainsi le jour, tous relié par des routes permettant une meilleure distribution des ressources faisant évoluer progressivement la population nipponne vers le stade de civilisation.
Le prochain article apportera des détails sur la dernière ères Majeure de l’èretraditionnelle Yayoi montrant comment le Japon a évolué afin de devenir une civilisation, dans l’optique d’apporter toujours plus d’information sur l’histoire fascinante du pays du soleil levant.
Merci pour votre attention et prenez soin de vous, Mata Ne – またね.
Source :
- Kojiki – 古事記;
- Nihon shoki – 日本書紀;
- Wikipedia (FR, ENG, DE et JP);
- Histoire Japon – Percée;
- Nouvelle histoire du Japon – Pierre-François Souyri;
- Le shinto, la source de l’esprit japonais – Emiko KIEFFER;
- Shinto, Sagesse et Pratique – Motohisa YAMAKAGE;
- Japanese History, 11 experts reflect on the past – Bilingual books


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