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Yayoi Shūmatsu Jidai – 弥生終末時代, « Yayoi Transition » – Article 34

Mis à jour le 1 novembre 2025

Yayoi Jidai - 弥生時代, « Propagation de la vie »

Bienvenue amis lecteurs, dans un voyage fascinant au cœur de la mythologie et des légendes japonaises.

Plongeons ensemble dans ce dans ce trente-quatrième article, nous allons parler du Yayoi Shūmatsu Jidai – 弥生終末時代, « Yayoi Transition », 5ème ère Majeure de la 2nd ère Traditionnelle du Nengō – 年号, « ères traditionnelles », Yayoi Jidai – 弥生時代. Pour une meilleure lecture du présent article, je vous invite à consulter les articles en lien avec l’article 29Yayoi Jidai – 弥生時代, « Propagation de la vie », présentant l’arrivée de l’utilisation généralisée de l’agriculture sur l’archipel Nippon, permettant l’augmentation de la démographie sur ce territoire.

Nous allons maintenant étudier l’histoire durant la période qui suit le Yayoi Banki Jidai – 弥生後期時代, « Yayoi Final », période durant laquelle la population Yayoi commence à affranchir des anciennes coutumes Jōmon, adoptant un système de pouvoir pyramidal, où les chefs de village dirigent. Les anciens villages comme les anciennes coutumes sont progressivement abandonnés au profit de nouveau village répondant aux nouveaux critères de cette population, chaque village et chefferie reliés entre eux par des routes favorisant le déplacement et répartition des ressources. Ces nouvelles richesses permettent également de mieux affirmer le pouvoir pyramidal amenant également une hiérarchisation des classes sociale dans l’archipel.

Petit rappel avant de débuter, l’ère Yayoi se place durant l’Holocène (De -11 700 avant J.C à nos jours), durant le Méghalayen (De -4 250 avant J.C à nos jours), et fait suite à la Préhistoire.

Le Yayoi Shūmatsu Jidai – 弥生終末時代, « Yayoi Transition », suit le Yayoi Banki Jidai – 弥生後期時代, « Yayoi Final », se passant de 200 à 250 après J.C, pour une durée de 50 ans.

Le début de cette ère traditionnelle, marque la venue d’une population coréenne appelée Kiba Minzoku, et fuyant les tensions de leur pays, trouvant refuge dans l’archipel Nipponne, espérant démarrer une nouvelle vie. Cette nouvelle migration viendra de nouvelle connaissance à la population Jōmon, renforçant l’agriculture et surtout la culture du riz, blé, orge ou millet ou encore de l’élevage de porc, mais permettant notamment de mieux maîtriser l’utilisation des rizières inondées, qui se révélera un atout de choix.

L’apport de technologie et l’intégration des Kiba Minzoku, permettant ‘l’apparition d’une nouvelle population appelée Yayoi qui mènera le pays du soleil levant progressivement vers la prochaine phase de civilisation.

Dōtaku - 銅鐸, « Cloche de bronze »
Dōtaku – 銅鐸, « Cloche de bronze »

Durant le Yayoi Banki, la hiérarchisation se met en place, confortant progressivement l’importance et le pouvoir de chef. Ce statut vient de la capacité de la personne au pouvoir de savoir adapter son territoire à la modernité afin d’accumuler les richesses et symbole de pouvoir, permettant alors au régent de perdurer et de monter dans les classes sociales. Ainsi de nouveaux villages firent place aux anciens, des routes reliant ces nouvelles places forcent, permettant l’échange des ressources dans l’archipel et l’accumulation de grande richesse. Ces dernières sont affichées par l’édification de Kofun – 古墳, « Tertre funéraire », dernière demeure des chefs, permettant alors de contempler les richesses acquises par ce dernier durant sa vie, du fait des nombreux objets précieux ou armes séjournant auprès du défunt. Ces tumulus en forme de serrure sont ainsi développés comme sépulture pour les plus hautes castes, étant alors mis à l’écart des autres tombes afin de marquer cette différence de statut social.

Les Dōkyō – , « Miroirs de bronze » et Kozō – , « Cithares en bois » ; souvent gravés et montrant des caprinés ou autres animaux du continent, sont produits en Chine et sont importés pour l’élite.

Le Dōtaku – 銅鐸, « Cloche de bronze »,  de par son aspect religieux peut dès lors être vu comme un symbole d’égalité tandis que le Dōkyō par son lien avec la noblesse, peut être vu comme un symbole du pouvoir.

Les objets comme le Magatama – , « Riche ornement », le Kagami – , « Miroir », et le Kusanagi – , « Coupeuse d’herbe ou épée », prennent une place importante durant l’ère Yayoi. Suivant l’importance des symboles religieux ou de ceux réservés au statut de l’élite sociale, ces trois objets seront sacralisés, devenant les futurs symboles du pouvoir du Tennō – 天皇, « Empereur », étant introduit dans les récits mythologiques.

Les importations servent notamment à rapprocher le pouvoir des nations en place, dit Kokusai Kankei – 国際関係, « Relations internationales », permettant ainsi de maintenir de bonnes relations commerciales entre la Chine, dit Kan Goku – 漢国, « Pays de Han », le Japon dit Wa Koku – , « Pays des Wa » et la Corée dit Sankan Goku – 韓国, « Pays des trois Kan ».

Bien entendu, ces noms non officiels font surtout référence à la signification des pouvoirs en places dans ces trois régions, chaque pouvoir voyant son identité, appellation et territoire drastiquement changer durant les ères qui suivront.

Ces échanges et relations entre puissance étant retracés en partis dans le Kanjo – , « Livre des Han » également appelé en chinois Han Shu, couvrant également l’histoire de la dynastie des Han, qui influenceront drastiquement les trois pouvoirs, dont notamment l’archipel nipponne durant l’ère Yamato – 大和時, ère Traditionnelle suivant l’ère Yayoi.

En effet, bien plus tard, le terme de Kanji – , « Caractère de Kan », verra son étymologie venir directement de cette dynastie.

Les crises de pouvoir en Chine, de la dynastie Zhou, Han et Jin ou en Corée durant la période des trois royaumes marquèrent l’histoire de ces deux nations et menèrent à de nombreuses migrations sur l’archipel nipponne, cette nouvelle population cherchant à fuir les tensions et trouver une nouvelle vie.

L’ère Yayoi permit alors de montrer une ère de transition, celle de voir une migration se fondre dans sa population et mener à l’émergence progressive de la culture Yayoi, montrant les prémices d’une civilisation moderne qui émergera durant l’ère suivante, nommé Yamato. Cette ère de transition permet surtout de la transition entre les deux ères Jōmon et Yamato, et montrant des progrès majeur dans l’agriculture, céramique, métallurgie, ornement et objet précieux, et dans la distinction sociale et apparition de caste.

La gestion des canaux d’alimentation et sa sophistication, permis de drainer les terrains naturellement inondés et d’utiliser des rizières en plaine ou en escalier, changeant le paysage, mais également le mode de vie, permettant à la population de s’accroître bien plus facilement et de s’étendre dans l’archipel.

La hiérarchisation, l’abondance de l’agriculture ou de richesse, la modernisation des rituels et la mise en place d’une caste de plus en puissante, permettra de passer vers une ère où le Tennō jouera un rôle bien plus présent, mais pour être légitime, prendra ces sources dans la mythologie et premières ères traditionnelles.

Nengō - 年後 , « Ère traditionnelle »
Nengō – 年後 , « Ère traditionnelle »

Durant cette ère on peut recenser le règne du 14ème Tennō, Chūai Tennō – 仲哀天皇, (De 192 à 209 après J.C) ainsi que le règne de Jingū Kōgō – 神功皇后 l’Impératrice consort du Tennō Chūai – 仲哀天皇, (De 209 à 270 après J.C).

Pour rappel, le terme Tennō ne vint que bien plus tard vers 661, durant cette période le titre usité fut Amenoshita Shiroshimesu Ōkimi- 治天下大, « Grand roi dirigeant le territoire sous le ciel », ou Yamato Ōkimi – 大和大, « Grand roi du Yamato ». Yamato étant l’ancien nom du Japon apparaissant durant l’ère éponyme Yamato Jidai大和時代, (de 250 à 710).

On peut également trouver une autre appellation dans les textes chinois, nommant le Japon par Wa no Kuni – 倭国 ou 和の国, donnant ainsi à l’empereur le titre de Dai Wa Ō – 大倭, « Grand roi de Wa ».

Ainsi se termine le trentième quatrième article qui apporte plus d’information sur l’ère Yayoi Shūmatsu Jidai – 弥生終末時代, « Yayoi Transition », et qui apporte plus d’information sur la fin de cette ère traditionnelle, montrant que le Japon commence à chercher à atteindre une modernité technologique et sociale comme déjà présente dans les nations voisines.

Cette modernité atteindra un cap durant l’ère Yamato, mais trouvera sa source durant l’ère Yayoi, adoptant une doctrine qui sera continuellement appliquée, consciemment où nom dans l’histoire du Japon, celle de tendre vers la modernité quitte à changer radicalement de mode de vie, mais en gardant au maximum les traditions et cultes d’ancêtres,

Les prochains articles apporteront des détails sur les Tennō de l’ère Yayoi montrant comment le pouvoir du trône de Chrysanthème à évolué durant cette période, dans l’optique d’apporter toujours plus d’information sur l’histoire fascinante du pays du soleil levant.

Merci pour votre attention et prenez soin de vous, Mata Ne – またね.


Source :

  • Kojiki – 古事記; 
  • Nihon shoki – 日本書紀;
  • Wikipedia (FR, ENG, DE et JP);
  • Histoire Japon – Percée;
  • Nouvelle histoire du Japon – Pierre-François Souyri;
  • Le shinto, la source de l’esprit japonais – Emiko KIEFFER;
  • Shinto, Sagesse et Pratique – Motohisa YAMAKAGE;
  • Japanese History, 11 experts reflect on the past – Bilingual books

Okami - Aurum Rousseau
Aurum Rousseau

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